Lors du Comité de suivi des Grandes Cultures, ORAMA a fortement insisté sur la situation extrêmement difficile dans laquelle se trouvent les producteurs de céréales et d’oléoprotéagineux. Elle a formulé des propositions concrètes immédiatement applicables en privilégiant une vision d’une agriculture résolument économique et compétitive.
En ce qui concerne le revenu, ORAMA a demandé le versement des aides PAC au 16 octobre. Elle a
également demandé un allègement des charges fiscales, sociales et financières, notamment via des reports d’annuités, une prise en compte de l’année « n » pour le calcul des cotisations sociales et encore une suppression du plancher ‐ 800 SMIC – pour le calcul des cotisations d’assurance‐maladie.
Afin d’alléger les contraintes pesant sur les exploitations, ORAMA a demandé que soit réévalué l’intérêt
des mesures environnementales en fonction de leur impact sur la production. Elle a demandé aussi que les
dispositifs des mesures rotationnelles et de diversification soient revus et pérennisés. ORAMA demande
enfin que cesse le grand bazar des tracasseries administratives subies par les producteurs, comme
récemment encore la remise en cause de la cartographie de leurs parcelles.
Au‐delà, ORAMA a exprimé l’attente que les Pouvoirs publics donnent les impulsions relevant de leur
responsabilité pour dynamiser l’accès aux marchés. Il s’agit par exemple de prendre des mesures pour
faciliter le stockage et le crédit export, notamment sur des marchés de proximité tels que ceux du bassin méditerranéen et des Proche et Moyen Orients. De la même manière, ORAMA a réclamé que les Pouvoirs publics prennent enfin des dispositions énergiques pour mettre fin aux dysfonctionnements en matière de
fret ferroviaire, qu’ils autorisent le passage généralisé aux 44 tonnes en mode routier, et, plus généralement, qu’ils favorisent la compétitivité des transports.
Enfin, ORAMA a demandé que les Pouvoirs publics français et européens s’engagent de façon responsable, aux côtés de la profession, dans la régulation des marchés. Cela implique par exemple de maintenir des outils pour gérer des situations de crise comme celle que traverse actuellement le secteur des grandes cultures.
Sur tous ces sujets, ORAMA a très fermement invité les Pouvoirs publics à prendre les mesures qui s’imposent sans tarder. C’est ce qu’exprimeront également avec la plus vive intensité les producteurs de
grandes cultures dans le cadre de l’action syndicale qu’ils préparent pour le 27 avril prochain et qu’ORAMA soutient pleinement.
Contact : Pascal HURBAULT, 01 44 31 16 25 / 06 72 42 06 36